| Chapitre 1: Le voyage
Zia arrivée en Espagne:
La jeune fille regardait au-delà des vagues, le visage mouillé
et le goût salé sur les lèvres. Elle ignorait si
c'était la saveur le la vaporisation de la mer ou celle de ses
larmes. La cité grandissait à mesure qu'elle s'en rapprochait.
Elle était effrayée comme la première journée
où tout ça avait commencé quelques mois au par
avant. Cette cité, elle pouvait la voir maintenant, était
vraiment différente de celle où elle avait grandi. Elle
était loin de sa maison, loin de son père. Huit mois.
S'était-il vraiment écoulé tout ce temps depuis
qu'elle les avait vus la dernière fois?
Comme le bateau qui l'avait transporté sur le vaste océan,
l'amenant loin de la seule maison qu'elle avait connue, son esprit dériva
vers le jour qui avait changé son destin. La pire journée
de sa vie.
****
Quelques mois avant son arrivée en Espagne:
Les guerriers savaient qu'une attaque allait bientôt arriver.
Les étrangers avaient ignoré ou avaient durement fait
affaire avec les messagers qui avaient été envoyés
pour traiter avec eux. L'hostilité de leurs intentions était
claire. Puna était un petit village dans la grande prairie au
pied de la grande montagne. Personne ne lui prêtait une grande
importance à part ceux qui connaissaient le secret gardé
par le Grand Prêtre. Les villageois avaient fait tout leur possible
pour défendre leur maison et leur famille. Une grande barricade
avait été construite à l'entrée du village
où les guerriers occupaient leur poste. Jusqu'ici, malgré
toutes leurs préparations, les défendeurs tombaient comme
des brins d'herbe devant les faux des envahisseurs sur leurs étranges
animaux et vêtus dans leur brillante peau de fer.
Les femmes et les enfants de Puna se blottissaient les uns contre les
autres dans le temple du village sachant que le pire allait arriver.
Ils étaient capables de s'échapper par le passage secret
gardé par un des dieux. Ils criaient et priaient tous pendant
qu'un bruit ressemblant au tonnerre se répercutait dans la montagne
et résonnait dans les oreilles du peuple terrifié. Parmi
cette foule, une jeune fille restait à l'écart, seule
sans personne pour la réconforter. Elle ne pleurait pas. Elle
restait plutôt à l'entré du temple, calme comme
si elle attendait quelqu'un qui l'amènerait loin de ce chaos.
Une fois pour toute, le sol tremblait et un grand éclat de tonnerre
fendit l'air. Un silence terrible s'étendit subitement dans le
temple et l'épouvantable son du dehors retentit dans toute la
prairie. Une des braves femmes rampa jusqu'à la porte pour voir
ce qui s'était passé, mais s'en retourna parmi la foule
aussitôt.
-Tout est perdu!, cria-t-elle. La barricade est tombée et nos
guerriers ont été battus. Nous devons nous enfuir maintenant
ou nous serons tous abattus par ces démons blancs!
Comme les gens autour d'elle se massaient devant la statue du dieu en
priant pour son aide, la petite fille recula horrifiée. Elle
entendit la grosse pierre grincer contre les autres pierres, mais la
foule devant elle l'empêchait de voir ce qui se passait. Comme
il y avait de moins en moins foule, la petite fille décida de
partir loin du salut offert par le passage secret. Une femme pris sa
main en disant :
-Zia, tu dois venir avec nous.
Mais la jeune enfant s'esquiva et s'échappa de la foule, un plan
primordial pour trouver un sentiment de sécurité. "
Je dois retrouver mon père. ", pensa-t-elle. Comme la porte
du passage se referma derrière elle, Zia n'écouta que
son courage et se glissa lentement à l'extérieur du temple.
Elle regarda le village en bas. Tout était silencieux et il n'y
avait personne à l'horizon, ni les défendeurs, ni les
envahisseurs. Il n'y avait que l'odeur âcre de la fumée
et le sang sur le sol. " Que s'est-il passé? Où est
tout le monde? " La jeune fille allait retourner dans le sanctuaire
quand elle entendit une voix sévère derrière elle:
-Attends, arrête!
Elle sursauta et se tourna vers l'un des envahisseurs. Elle figea, terrifiée
et nul part où s'enfuir.
-C'est ton village?, lui demanda le guerrier.
Il marchait vers elle, menaçant.
-Alors tu connais tout le monde, ici. Dis-moi où est le Grand
Prêtre Papacamayo.
Comment avait-il su le nom de son père? La jeune fille recula
sous le choque et la terreur, amenant sa main vers sa bouche. Le soldat
tira son épée en continuant d'avancer vers elle:
-Tu ferais mieux de me répondre et vite. Parle si tu tiens à
la vie!
Il brandit son arme au-dessus de sa tête, prêt à
l'abattre sur la jeune fille. Zia tressaillit et ferma les yeux, désespérée.
"Où es-tu papa?". Elle s'attendait à sentir
le coup d'une seconde à l'autre
De lourds pas de sabots
interrompirent le soldat avant qu'il n'ait pu frapper. Il tourna le
dos à sa victime en reconnaissant le cavalier:
-À vos ordres Gouverneur Pizarro!
La jeune fille regarda l'homme sur son étrange animal, et eu
une nouvelle peur dans l'âme. Ses yeux étaient si froids
et sans vie. Il la regardait comme si elle n'était rien. "Comment
quelqu'un peut-il être en vie tout étant mort de tout sentiment
humain?".
-Laisse-la tranquille, ordonna-t-il au soldat, sauvant la vie de l'enfant.
Elle vient avec moi. Je la donnerai en cadeau à son Altesse,
la Princesse Margarita. Je suis sûr qu'elle appréciera.
-Non!, cria-t-elle.
Elle devait échapper à ces monstres. Elle essaya de courir
mais le soldat fut plus rapide qu'elle et l'empoigna, amena son bras
derrière elle et le tortilla. Le Gouverneur parlait comme si
de rien ne s'était passé:
-Et le Grand Prêtre Papacamayo, l'avez-vous arrêté?
Et ce fut au tour du soldat d'être effrayé. Il répondit
faiblement:
-Non, nous sommes en train de le chercher, Sir!
-Eh bien faites vite!
Pizarro saisi quelque chose de doré dans sa main et le montra
au soldat. La jeune fille reconnut tout de suite ce que c'était.
Elle avait seulement entendu son histoire jusqu'à ce jour.
-Papacamayo est le seul qui peut interpréter le message du quipu
d'or!, cria Pizarro.
****
Amenée loin de sa maison, Zia se trouvait maintenant dans le
camp des envahisseurs, face à celui qui commandait les soldats.
-As-tu un nom, jeune fille?
Elle ne répondit pas, espérant qu'il pense qu'elle ne
comprenait pas leur langue. Le Général Pizarro répéta
sa question plus sévèrement. Encore une fois, elle ne
répondit pas et baissa ses yeux fermement sur les cailloux devant
ses pieds. À son grand soulagement, le Général
lui tourna le dos et appela un des hommes au garde à vous prêt
de lui.
-Toi là! Je mets cette fillette sous ta garde. Veilles à
ce qu'il ne lui arrive aucun mal ou tu es mort!
L'homme qui a été choisi s'inclina avec une main sur son
cur et répondit d'une voix calme, contente même:
-Comme vous voulez, Votre Excellence.
L'homme s'approcha de Zia et elle sursauta. Mais il ne la prie pas par
le bras comme les autres l'avaient fait. Il lui tendit plutôt
sa main avec un sourire charmeur. Après un peu d'hésitation,
la petite fille pris sa main et se laissa amener. Si elle l'avait acceptée,
c'était beaucoup plus pour s'éloigner de Pizarro que parce
qu'elle avait confiance en cet espagnol, aussi poli et aimable était-il.
La première journée qu'il l'avait amenée loin
des autres soldats, il lui parlait gaiement de son avenir. Pas de doute
qu'il essayait de la mettre à l'aise et de gagner sa confiance.
Cette nuit-là, ils s'étaient assied devant un feu de camp,
après une longue journée d'équitation.
-Je m'appelle Mendoza, petite, lui dit-il. Je viens d'un pays qui s'étant
par delà la mer de l'est. Il s'appelle Espagne et mon village,
c'est Seville. Est-ce que ce pays a un nom? demanda-t-il avec désinvolture.
Mais elle ne répondit pas.
-As-tu un nom?
Encore une fois, elle garda le silence.
-Me révéler ton nom ne causera aucun mal, ni à
toi ni à personne., dit-il doucement. Notre voyage sera long
et difficile, et que tu le veuilles ou non, je suis ton protecteur.
Ton gardien, mais j'aimerais encore mieux être ton ami.
-Si vous voulez être mon ami, je vous en prie, ramenez-moi au
près de mon père, l'implora-t-elle d'une voix douce.
Mendoza eut un tel choc en entendant ses mots qu'il baissa sa garde
pendant un moment. Puis il répondit émotivement:
-Si c'était en mon pouvoir, petite
-Zia, dit-elle doucement.
Il leva les yeux vers elle, désorienté.
-Je m'appelle Zia.
Il lui sourit à nouveau, d'un sourire sincère cette fois
mais il n'a pas duré. Il arrêta et sembla ébranlé.
Le faux sourire amical revint à la place et Mendoza changea de
sujet prudemment:
-C'est un bien joli médaillon que tu portes.
Il étendit le bras et souleva le métal doré pendant
sur la poitrine de la jeune fille. Celle-ci senti la panique monter
en elle et menaça l'homme de crier s'il continuait à pousser
sur la pièce centrée du médaillon, comme s'il allait
l'enlever. Remarquant son avertissement, Mendoza laissa vite retomber
le médaillon.
-N'aie pas peur, petite Zia! Je ne vais pas te le prendre!
Mais elle ne l'avait pas compris comme ça. Le regard dans ses
yeux pendant qu'il tenait son médaillon lui en avait dit plus
que toutes ses paroles cette nuit-là. Il y tenait à ce
joyau, désespérément, mais il ne pouvait pas le
lui prendre. Elle le regarda dans les yeux en serrant le bijou fermement
dans sa main et elle remarqua son regard devenant froid et en colère.
Mais comme il lui tourna le dos, sa voix et ses paroles étaient
chaudes et amicales.
-Dors bien, maintenant, Zia. Nous aurons une dure journée de
voyage demain.
****
Zia ne pouvait pas dormir cette nuit-là. Elle resta éveillée
pendant des heures, observant les étoiles et écoutant
les ronflements des soldats qui l'entouraient. Mendoza, près
d'elle, semblait endormi. Mais, depuis le début de la soirée,
elle croyait que si elle se levait ou que si elle bougeait pour quelconque
raison, il se réveillerait et la surveillerait, supposément
par souci de la protéger comme il disait. Zia laissa pousser
un soupir et détourna la tête de son gardien. Pas loin
de l'endroit où ils se reposaient, elle pouvait voir la tente
de Pizarro et s'aperçu qu'elle n'était pas la seule à
être éveillée. Le Gouverneur marchait de long en
large de son bâtiment en tenant dans ses mains quelque chose qui
brillait comme de l'or à la lumière des feux de camp.
"Il essaye de comprendre le message que contient la corde ficelée",
pensait-elle. "Mais il ne le comprendra jamais. Seuls mon père
et moi savons le déchiffrer. Alors comment ces étrangers
pourront-ils nous arracher l'un des plus anciens trésors de notre
peuple?". Une fois de plus, elle détourna la tête
vers le ciel en se rappelant la première fois qu'elle avait entendu
parler de ce secret. C'était il y avait presque 2 ans avant la
destruction de son village...
****
2 ans au par avant:
Zia prenait un bain de soleil en observant d'un oeil endormi la petite
tâche lumineuse qui volait dans sa maison.
-Zia?, appela une douce voix sur un ton de reproche. M'écoutes-tu?
Comme la petite fille sursauta, puis complètement réveillée,
elle plongea son regard coupable dans les yeux de sa mère. Comme
elle secouait la tête, le médaillon qu'elle portait toujours
continuait à briller et à jeter de la lumière dorée
dans les coins de la maison. Puis elle sourit chaleureusement à
sa fille malgré sa frustration et lui dit:
-Je sais que c'est parfois difficile d'écouter ces histoires
et d'apprendre les devoirs de ta famille, mais un jour on te confiera
le médaillon du soleil. Zia, tu dois être digne de cette
responsabilité et pour ça, il faut que tu sois plus attentive
à ce que je te dit.
Zia, touchée, répondit désespérément:
-J'écouterai, maman! Je ne m'endormirai plus!
Sunaya sourit et pris sa fille sur ses genoux.
-Je sais que tu le feras, Zia. C'est très difficile d'apprendre
ces responsabilités, surtout pour quelqu'un d'aussi jeune que
toi, mais c'est très important.
Elle sourit encore et dit:
-Peut-être que ça suffit pour l'instant. Va te reposer
un peu et nous continuerons après le souper.
Aussitôt Zia sauta et se précipita dans son lit, tenant
à montrer à sa mère qu'elle l'écoutait cette
fois. Suyana rit en lui souhaitant de beaux rêves.
Plus tard, Zia fut réveillée par des voix qui chuchotaient
tout près. "Papa doit être rentré.", pensa-t-elle,
encore un peu endormie. Elle tendit l'oreille, espérant entendre
son père parler de sa journée. À sa grande surprise,
ses parents étaient en train de parler d'elle.
"... moins attentive quand ses leçons étaient presque
terminées, mais avant, elle écoutait très bien.
Elle peut réciter les histoires des dieux presque parfaitement
et connaît la plupart des vieilles légendes maintenant.
Elle sera bientôt prête à apprendre la tradition
du quipu d'or. Ce sera vous qui lui enseignerez, mon mari."
Zia fronça les sourcils, perdu dans de profondes pensés.
"Qu'est-ce que le quipu d'or? Je pense que ce sont des cordes ficelées
de couleurs différentes qui contiennent un message." Elle
reporta son attention sur la conversation de ses parents lorsqu'elle
entendit son père parler:
-Elle travaille très dur pour se souvenir de tout parfaitement,
c'est parfois facile d'oublier qu'elle est si jeune.
-Oui, je sais, répondit sa mère d'un ton plus triste.
Mais elle doit apprendre tout maintenant. Ma vision m'a révélé
qu'elle devait posséder toutes les connaissances oubliées
de nos ancêtres avant l'âge de 7 ans ou tout serait perdu.
Zia regarda son père prendre les mains de Suyana avant de dire:
-Je sais que ta vision dit vrai, si tes visions disaient faux, nous
nous ne serions jamais mariés et eu notre jolie fille, mais je
doute de ce que celle-ci veut dire. Ça ne peut pas être
une coïncidence que cette vision te soit parvenue quand l'avertissement
" des étrangers qui sont apparues dans la région
Nord de l'empire " soit parvenu à Puna.
-Ce n'est pas non plus une coïncidence que la vision, qui m'a dit
que je devais quitter Acalas et me marier, me soit apparue quand les
premiers étrangers sont arrivés à notre temple,
recherchant des renseignements sur les cités d'or. Elles sont
toutes reliées comme les brins de quipu ont été
ficelés ensemble pour créer un message.
Soudainement, elle détourna la tête et regarda au loin.
Sa voix devint empli d'épouvante:
-Je crains qu'une époque noire va bientôt tomber sur notre
peuple.
-Je le crains aussi, répondit gravement Papacamayo. Mais nous
devons suivre notre chemin devant nous et accomplir notre devoir de
protéger les cités d'or.
-Assez parlé de ça, implora Suyana. Je vais bientôt
réveiller Zia pour souper, mais pour l'instant, tout ce que je
veux c'est de relaxer pour le reste de la journée.
-Oui, approuva Papacamayo, prenant sa femme dans ses bras. Marchons
dans le soleil ensemble en espérant des jours plus lumineux dans
les années à venir.
Comme ses parents quittèrent la maison ensemble, Zia continua
de faire semblant de dormir. Elle pouvait à peine faire le point
sur qu'elle venait d'entendre. La peur monta en elle à l'idée
des mystérieux étrangers, mais c'était le quipu
d'or qui avait retenu son attention. Quel secret cachait-il? Comme elle
s'endormait encore, elle se fit la promesse ne plus rêvasser durant
ses leçons.
****
Retour d'il y a quelques mois avant son arrivée en Espagne:
Le voyage jusqu'à la mer était long et pénible.
Désespérément, Zia essayait de s'enfuir et de retourner
chez elle mais elle ne pouvait jamais faire plus que quelques pas avant
même que le vigilant Mendoza ne la ramène fermement avec
un mot amical et un froid coup d'oeil. Il voulait la mettre à
côté de lui sur l'un des grands animaux sur lesquels les
étrangers voyageaient. Comme ils s'éloignaient de plus
en plus de l'endroit où elle était née, il lui
racontait ce qu'elle allait voir là où on l'amenait. Mais,
même si elle ne craignait pas cet homme autant qu'elle craignait
le Gouverneur, elle doutait de lui. Il était trop poli, trop
amical. Elle ne laissait jamais de larmes couler quand il, ou les autres
soldats, pouvait la voir. Mais sitôt que le camp s'endormait,
ses bras lui servaient d'oreillers dans lequel elle pleurait. Elle pouvait
presque sentir la présence de son père qui la suivait
au loin, essayant de la sauver... mais l'armée étrangère
se déplaçait trop rapidement, repoussant toujours son
père loin derrière elle.
****
Finalement, ils arrivèrent au port, là où les espagnols
lui dirent qu'ils allaient embarquer à bord de grands navires
pour traverser l'océan et rejoindre leur pays. Zia observait
les soldats en train de préparer leurs animaux et leurs équipements
pour ensuite les amener dans leurs étranges embarcations. Sa
respiration était profonde et irrégulière à
cause de l'air différent près de la mer et de l'émotion
qui menaçait de laisser couler ses larmes. Mendoza n'avait jamais
quitté Zia des yeux, sachant qu'elle essaierait de s'échapper.
Elle l'haïssait, elle se sentait juste sauvée des autres
étrangers en sa présence. Quand le bateau gonfla ses voiles,
il l'embarqua sur le quai. En la reposant par terre, il parla avec une
trace de ce qui pourrait avoir été de la tristesse dans
sa voie:
-Je crains que ce soit l'heure de nous quitter, petite Zia.
Elle tourna sa tête vers lui, soudainement effrayée:
-Vous ne venez pas avec moi?
-Le Général m'a ordonné de rester ici et de retourner
avec les troupes jusqu'à Darien, la cité que nous sommes
en train de construire.
Zia sentit une vague de terreur l'immerger. Elle allait être seule
sur le bateau avec Pizarro tout le trajet jusqu'à l'autre monde!
Comme elle pensait à lui, Pizarro apparue derrière elle.
Il vint vers eux et Zia se retrouva cramponnée à Mendoza.
-Tu te souviens des ordres, Senior?
Mendoza s'inclina légèrement et répondit:
-Bien sûr, Votre Excellence! Je voulais juste m'assurer que la
petite Zia soit amenée correctement à bord, comme vous
me l'aviez ordonné.
Zia tressaillit et se décolla de lui, choquée qu'il ait
donné son nom au Gouverneur. Pizarro acquiesça et parti.
Voyant la panique monter en Zia, Mendoza s'agenouilla et la pris par
les épaules:
-Soit brave, Zia! Tu dois être forte pour survivre à ce
qui va t'arriver. Rappelle-toi ta maison, ton peuple et crois bien que
tu les retrouveras un jour. Garde ce rêve en vie dans ton coeur
et tu ne seras jamais une esclave!
Le bateau largua les amarres cette après-midi là, laissant
tout ce qu'elle avait connu loin derrière elle.
****
Pendant des jours après avoir quitté son pays, Zia fut
extrêmement malade. Dans ses cauchemars, elle voyait Pizarro la
regarder et entendit sa voix gronder:
-Si elle meurt, tu paieras de ta vie! L'empereur doit être impressionné
de mon cadeau et je pourrai être le Gouverneur de ce nouveau pays!
Garde-la en vie!
Elle ne comprit pas vraiment ses mots, jusqu'à ce qu'elle se
soit rétablie du mal de mer.
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Retour à son arrivée en Espagne:
"Alors je suis un cadeau pour leur Roi", pensait Zia pendant
qu'elle regardait l'étrange cité. Il n'y avait plus que
le quai qui la séparait d'elle à présent. "Peut-être
qu'il sera bon prince et me renverra à mon père."
Elle sentit une lourde main tomber sur son épaule et gela de
panique en entendant les mots du Général:
-Viens maintenant Zia. Nous devons te rendre présentable pour
le plus grand Empereur dans le monde!
Qu'est-ce qui attend Zia dans ce pays inconnu? Vous le saurez dans le
deuxième chapitre: Dans un étrange pays.

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